Carême 2026 Aide à une école du Burkina Faso (paroisse St Anthelme)

22 février (1er dimanche de Carême) – Messe de cœur de paroisse.
Lors de cette célébration, l’effort de carême commun a été présenté par le père Jean (aide pour une école du Burkina Faso : l’orphelinat de Diabo)

15 mars 2026 – Messe de cœur de paroisse. Recueil des dessins des enfants et des dons des parents lors de la quête.

Vous pourrez donner en liquide, mais aussi par chèque à l’ordre de
ASSOC. PAROISSE BARBY FESTIVITES
50 allée des Gentianes 73230 BARBY

Vous pouvez aussi ne pas attendre le 15 mars et envoyer vos chèques à l’adresse ci-dessus !

Tract à diffuser : (cliquer sur l’image pour pouvoir télécharger et imprimer le tract)

Quelques photos de l’orphelinat de Diabo :

Homélie du Père Jean le 22 février 2026 à la messe Cœur de Paroisse à Myans–

Appel à la générosité pour la scolarisation des orphelins au Burkina Faso

Chers frères et sœurs bien-aimés,

En ce temps de Carême, l’Église nous invite à revenir à l’essentiel. Prier davantage. Jeûner avec sincérité. Et surtout partager avec amour. Le partage n’est pas un supplément de la foi chrétienne. Il en est le cœur battant.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une réalité douloureuse, mais aussi d’une espérance possible.

Au Burkina Faso, dans certaines régions frappées par le terrorisme, des familles ont été brisées. Des parents ont été tués. Des villages ont été attaqués. Des écoles ont été fermées par peur des violences. Des enfants se retrouvent orphelins, déplacés, fragilisés. Ce constat est plus amer dans la zone de Diabo où les sœurs Moniales Rédemptoristes œuvrent depuis des années. (les flyers sont à l’entrée de l’église)

Ces enfants n’ont pas choisi cette situation. Ils n’ont pas choisi la guerre. Ils n’ont pas choisi la peur. Ils n’ont pas choisi de perdre leurs parents.

Mais ils portent encore un rêve : aller à l’école.

1. L’éducation : une lumière dans l’obscurité

Le terrorisme cherche à semer la peur, la division et l’ignorance. Il veut fermer les écoles, car l’éducation est une force. Elle libère. Elle donne un avenir. Elle permet de reconstruire une société qui aspire au développement intégral de l’homme.

Quand nous aidons un enfant à être scolarisé, nous faisons plus qu’un geste humanitaire. Nous posons un acte prophétique. Nous disons que la lumière est plus forte que les ténèbres. Nous affirmons que l’avenir ne sera pas confisqué par la violence.

Chaque euro donné devient un acte de résistance au mal.
Chaque cahier offert devient une promesse d’espérance.
Chaque enfant soutenu devient une victoire contre le désespoir.

2. L’Évangile nous interpelle

Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus nous dit :
« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Aujourd’hui, ces « petits », ce sont ces orphelins qui rêvent d’un avenir. Ce sont ces enfants qui voudraient simplement apprendre à lire, à écrire, à compter. Ce sont ces enfants qui connaissent la faim comme Jésus ; qui sont tentés de rejoindre les rangs des terroristes pour avoir une pitance existentielle.

Notre foi ne peut pas rester enfermée dans de belles paroles. Elle doit devenir action. Elle doit devenir compassion concrète. Notre foi doit être vivace et vaincre Satan qui pousse à l’orgueil, à la recherche des honneurs, à la division… à la haine entre les fils d’un même pays, d’une humanité appelée à l’unité et à l’entraide.

Le Carême est le temps favorable pour transformer nos bonnes intentions en gestes réels. Le carême nous rappelle de vaincre les tentations du démon qui veut même amener Jésus hors de sa mission. Il met le doute en Jésus sur la capacité de Dieu de le sauver.

3. Un petit sacrifice ici, un grand avenir là-bas

Permettez-moi de vous parler très concrètement.

Au Burkina Faso :

  • Avec environ 20 euros, on peut acheter la trousse complète d’un élève de primaire.
  • Avec 50 euros, un collégien peut avoir le matériel nécessaire pour toute l’année.

Ici, cela peut représenter un restaurant en moins, un achat différé, un petit confort sacrifié.
Là-bas, cela représente la possibilité d’aller à l’école.

Nous ne sommes pas appelés à donner ce que nous n’avons pas. Mais nous sommes appelés à partager ce que nous pouvons, dans la limite de nos moyens couronnés par nos prières ferventes.

Un adage africain dit : On ne donne pas parce qu’on a, mais parce qu’on aime.

La vraie générosité ne dépend pas de la quantité, mais du cœur.

4. La charité change des vies

Beaucoup d’histoires témoignent que la générosité transforme les destinées. Un enfant soutenu aujourd’hui peut devenir demain un enseignant, un médecin, un prêtre, une mère de famille responsable, un artisan de paix.

Vous ne verrez peut-être jamais le visage de l’enfant que vous aiderez. Vous ne saurez peut-être pas son nom. Mais Dieu, lui, le sait. Et cet enfant n’oubliera jamais qu’un jour, quelque part, quelqu’un a pensé à lui.

Un simple geste peut ouvrir un chemin.
Un simple don peut écrire une nouvelle histoire. Laissez parler votre générosité puisque moi-même qui vous parle, je suis le fruit d’une générosité. J’ai été renvoyé en 5è du petit séminaire de Pabré à cause de 55 euros non payés en son temps. La scolarité brute s’élevait à 75 euros. Un couple espagnol a entendu le cri de mes parents et il a payé ma scolarité jusqu’en terminale. Et me voilà prêtre au milieu de vous !

5. Une question pour chacun de nous

En ce temps de conversion, posons-nous cette question :

  • De quoi puis-je me priver pour offrir un avenir à un orphelin ?
  • Quel petit sacrifice puis-je transformer en espérance ?
  • Est-ce que ma foi est prête à devenir un acte concret ?

Chers enfants, un goûter en moins peut donner un cahier à un autre enfant.
Chers parents, un petit renoncement peut soulager la détresse d’une famille meurtrie.
Chers frères et sœurs, aucun geste de charité n’est insignifiant aux yeux de Dieu.

Conclusion

Le terrorisme veut voler l’avenir.

Nous pouvons le rendre.

La violence veut fermer les écoles.
Nous pouvons les faire vivre.

Le désespoir veut s’installer.
La charité peut le vaincre.

Aujourd’hui, donnons non par obligation, mais par amour. Donnons avec confiance. Donnons avec foi.

Car lorsque nous permettons à un orphelin d’aller à l’école, nous ne faisons pas seulement une bonne action :
nous participons à l’œuvre de Dieu qui relève, qui guérit et qui donne un avenir. Nous luttons contre satan qui veut dresser les cœurs des hommes entre eux.