La petite dizaine de personnes qui constituent l’équipe « Funérailles » de notre paroisse s’est réunie le 17 novembre dernier avec Alexis.
Nous avons réfléchi ensemble sur ce que l’Église (et notre curé) attendent de nous pour cette pastorale des funérailles.
Cela nous a amené à découvrir et à étudier les différentes étapes du deuil, que l’on appelle le travail de deuil.

Cela va de la sidération et du déni à l’expression des émotions, puis enfin à l’acceptation et la recherche d’un sens.
Bien sûr, il nous appartient d’organiser (et de bien organiser) une célébration de sépulture que nous présidons, sauf cas très particuliers, car nos prêtres ne sont plus assez nombreux.
Mais surtout nous est confiée la mission de rejoindre les personnes que nous rencontrons dans leur travail de deuil, et de faire un pas avec eux sur ce chemin, en essayant de détecter là où elles en sont dans ces étapes, et d’avancer avec elles pour les aider à progresser.
C’est bien là une démarche de Charité, qui apporte beaucoup de profondeur dans nos relations. Cet accompagnement est pour chacun de nous une source de joie.
Nous avons aussi insisté sur l’importance de la messe de mémoire qui est célébrée dans nos clochers après la sépulture, messe qui complète ce que nous avons vécu avec les familles et les proches.
D’autres rencontres, peut-être organisées avec les équipes funérailles de deux autres paroisses dont Alexis a la responsabilité, nous permettront de réfléchir sur notre rôle de missionnaires et de témoins de notre Foi et de notre Espérance auprès de tous ceux qui souvent remplissent nos églises lors de ces célébrations de sépultures, et qui ne sont pas (ou plus) des familiers de l’Église.
Enfin, cette mission d’Église qui nous est confiée devrait se concrétiser par un « envoi en mission » devant toute la communauté paroissiale, avec remise d’une lettre de mission légitimant notre responsabilité, lors d’une prochaine messe de cœur de paroisse.
Emmanuel de Guillebon